BotafogoFonction dérivée et règles de dérivation
Notation équivalente: f′, dxdf (notation de Leibniz).

- Au point A, la fonction f arrête de croître et commence à décroître. La dérivée f′ est donc >0 avant A et <0 après.
- Au point B, f décroît le plus rapidement et donc la dérivée y a un minimum.
- Au point C, f arrête de décroître et commence à croître. La dérivée passe donc de <0 à >0.
- Au point D, f croît le plus rapidement. f′ y a donc un maximum.
- Au point E, la fonction f n’est pas dérivable, et la fonction f′ n’est donc pas définie en ce point.
- Au point F, f n’est pas dérivable et la tangente y est verticale. f′ tend vers +∞.
Règles de dérivation
- (f+g)′(x)=f′(x)+g′(x),
- (λf)′(x)=λf′(x), λ∈R,
- (f⋅g)′(x)=f′(x)⋅g(x)+f(x)⋅g′(x),
- Si g(x)=0, (gf)′(x)=g2(x)f′(x)g(x)−f(x)g′(x)
- (f+g)′(x)=h→0limh(f+g)(x+h)−(f+g)(x)=h→0limhf(x+h)+g(x+h)−f(x)−g(x)=h→0limhf(x+h)−f(x)+h→0limhg(x+h)−g(x)=f′(x)+g′(x).
- (λf)′(x)=h→0limh(λf)(x+h)−(λf)(x)=h→0limhλf(x+h)−λf(x)=λh→0limhf(x+h)−f(x)=λf′(x).(Cette propriété peut aussi être vue comme une conséquence de la suivante, où une des fonctions est prise comme étant constante.)
- Par définition,(f⋅g)′(x)=h→0limh(f⋅g)(x+h)−(f⋅g)(x).Récrivons le quotient comme suit:h(f⋅g)(x+h)−(f⋅g)(x)=hf(x+h)g(x+h)−f(x)g(x)=hf(x+h)g(x+h)−f(x)g(x+h)+f(x)g(x+h)−f(x)g(x)=hf(x+h)−f(x)⋅g(x+h)+f(x)⋅hg(x+h)−g(x)Dans cette dernier ligne, les quotients convergent respectivement vers f′(x) et g′(x). Puis, comme g est dérivable, elle est continue en x, et donch→0limg(x+h)=g(x).Ceci implique queh→0limh(f⋅g)(x+h)−(f⋅g)(x)=f′(x)g(x)+f(x)g′(x).
- En procédant comme dans le point précédent,(gf)′(x)=h→0limhg(x+h)f(x+h)−g(x)f(x)=h→0limh⋅g(x+h)⋅g(x)f(x+h)⋅g(x)−f(x)⋅g(x+h)=h→0limh⋅g(x+h)⋅g(x)f(x+h)⋅g(x)−f(x)⋅g(x)+f(x)⋅g(x)−f(x)⋅g(x+h)=g(x)1h→0limg(x+h)1⋅h→0lim[g(x)⋅h(f(x+h)−f(x))−f(x)⋅h(g(x+h)−g(x))]=g(x)1⋅g(x)1⋅(g(x)⋅f′(x)−f(x)⋅g′(x))=g2(x)g(x)⋅f′(x)−f(x)⋅g′(x).
Dérivées de puissances
Voici quelques exemples de dérivées des fonctions élémentaires.
Remarquons pour commencer que si une fonction f est constante, f(x)=C pour tout x, alors sa dérivée est nulle puisque
f′(x)=h→0limhf(x+h)−f(x)=h→0limhC−C=0.Lorsque n=1, f(x)=x1, et donc (x1)′=h→0limh(x+h)1−x1=h→0limh(x+h)−x=h→0limhh=1. Puisqu’on peut écrire cette dernière comme (x1)′=1⋅x1−1, on a démontré le résultat pour n=1.
Supposons que pour un certain n∈N∗, (xn)′=nxn−1. Pour n+1, on peut écrire xn+1=xn⋅x, et utiliser la règle de dérivation d’un produit: (xn+1)′=(xn⋅x)′=(xn)′⋅x+xn⋅(x)′=nxn−1⋅x+xn⋅1=nxn+xn=(n+1)xn=(n+1)x(n+1)−1. Donc la formule est aussi vraie pour n+1.
Si on considère maintenant n∈Z, n<0, alors m=−n∈N∗, et donc par la règle de dérivation d’un quotient, (xn)′=(x−m)′=(xm1)′=(xm)2−(xm)′=x2m−mxm−1=(−m)x−m−1=nxn−1.
Considérons une puissance non-entière, comme 21:
La dernière remarque suggère que la formule donnée dans le théorème précédent est aussi valable pour des exposants rationnels.
Dérivées des fonctions trigonométriques
Dérivées exponentielles et logarithmes
Polycopié rédigé par Sacha Friedli, Anastasia Khukhro, Ghid Maatouk. Sauf indication contraire, le contenu de ce document est soumis à une licence Creative Commons internationale, Attribution - Utilisation non commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0).
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