Botafogo6.4 Exemples
Lorsque t→−∞,
t→−∞limx(t)=0,t→−∞limy(t)=+∞.La courbe admet donc une asymptote verticale d’équation x=0. Remarquons que x(t)>0 pour t<1 et en particulier au voisinage de −∞; la courbe reste donc à droite de son asymptote lorsque t→−∞.
Lorsque t→+∞,
t→−∞limx(t)=0,t→−∞limy(t)=−∞.La courbe admet donc la même asymptote verticale d’équation x=0, avec x(t)<0 au voisinage de +∞; la courbe reste donc à gauche de son asymptote lorsque t→+∞.
Lorsque t→−1−,
t→−1−limx(t)=t→−1−limy(t)=+∞.Pour détecter une potentielle asymptote oblique lorsque t tend vers −1 par la gauche, on calcule
t→−1−limx(t)y(t)=t→−1−limt2=1,t→−1−limy(t)−1⋅x(t)=t→−1−lim−(t+1)=−2.La courbe admet donc une asymptote oblique d’équation y=x−2 lorsque t→−1−.
De plus, on peut vérifier que y(t)−(x(t)−2)=−t+1 est positif pour t<1, en particulier pour t tendant vers 1 par la gauche; donc on sait que la courbe reste au-dessus de la droite y=x−2 lorsque t→−1−.
Lorsque t→−1+, un calcul similaire nous permet d’obtenir la même asymptote oblique d’équation y=x−2 et de vérifier que la courbe reste au-dessous de cette asymptote.
Etudions ensuite le vecteur tangent. On a
r˙(t)=(1−t)21(1−t)22t−t2.x˙(t)>0 pour tout t∈D, et
y˙(t)=0⟺2t−t2=0⟺t=0 ou t=2.La courbe admet donc deux points à tangente horizontale: M(0)=(1,0) et M(2)=(−1,−4). De plus:


Lorsque t→−∞,
t→−∞limx(t)=0,t→−∞limy(t)=−∞,et donc la droite x=0 est une asymptote verticale. (Se souvenir pour plus tard: pour des temps t très éloignés dans le passé, x(t) est proche de zéro, y(t) est grand, négatif.)
Lorsque t→−1−,
t→−1−limx(t)=+∞,t→−1−limy(t)=−21,et donc la droite y=−21 est asymptote horizontale. (Se souvenir pour plus tard: pour des temps t peu avant t=−1, x(t) est très grand, positif, et y(t) est proche de −21.)
Lorsque t→−1+,
t→−1+limx(t)=−∞,t→−1+limy(t)=−21,et donc la droite y=−21 est asymptote horizontale. (Se souvenir pour plus tard: pour des temps t peu après t=−1, x(t) est très grand, négatif, et y(t) est proche de −21.)
Lorsque t→1−,
t→1−limx(t)=−∞,t→1−limy(t)=−∞.On peut donc tester l’existence d’une asymptote oblique. Commençons par
m=t→1−limx(t)y(t)=t→1−limt−1t2(t2−1)=t→1−limt−1t2(t−1)(t+1)=2.Ensuite,
h=t→1−lim(y(t)−2x(t))=t→1−lim(t−1t2−2t2−11)=t→1−limt2−1t3+t2−2=25.Ainsi, la droite d’équation y=2x+25 est asymptote oblique. (Se souvenir pour plus tard: pour des temps t peu avant t=1, x(t) et y(t) sont tous deux grands, négatifs, et M(t) est proche de cette asymptote.)
Lorsque t→1+,
t→1+limx(t)=∞,t→1+limy(t)=∞.Les mêmes calculs que ceux du point précédent montrent que la même droite y=2x+25 est asymptote oblique. (Se souvenir pour plus tard: pour des temps t peu après t=1, x(t) et y(t) sont tous deux grands, positifs, et M(t) est proche de cette asymptote.)
Lorsque t→+∞,
t→+∞limx(t)=0,t→+∞limy(t)=+∞,et donc x=0 est asymptote verticale. (Se souvenir pour plus tard: pour des temps t très éloignés dans le futur, x(t) est proche de zéro, y(t) est grand, positif.)

Rendons l’analyse plus précise en étudiant le vecteur tangent.r(t)=(t2−11t−1t2),r˙(t)=((t2−1)2−2t(t−1)2t(t−2)). On a donc
- un point de tangence horizontale en t=2, M(2)=(31,4),
- un point stationnaire en t=0, M(0)=(−1,0)

- x(t) et y(t) sont des fonctions impaires, donc la partie de la courbe pour t∈[−π,0] s’obtient à partir de la partie de la courbe pour t∈[0,π], par une rotation de 180∘ autour de l’origine.
De plus, on peut remarquer que pour tout s∈R,
x(2π−s)=x(s+2π),y(2π−s)=−y(2π+s),et donc la partie de la courbe avec t∈[2π,π] s’obtient à partir de la partie avec t∈[0,2π], par une réflexion à travers Ox.


La courbe de ce dernier exemple est un cas particulier d’un type de courbe plus général,
r(t)=(sin(kt)sin(ℓt)),t∈[−π,π]où k,ℓ∈N sont des paramètres:
Cherchons des points (x,y)∈Γ, de la forme y=tx. En injectant dans la condition qui définit Γ, on obtient x3−3x(tx)+(tx)3=0, c’est-à-dire x2(x−3t+t3x)=0. On a donc deux possibilités:
- x=0, qui entraîne y=t0=0, ou
- x=1+t33t, qui entraîne y=tx=1+t33t2.

Les dérivées sont x˙(t)=3(1+t3)21−2t3,y˙(t)=3(1+t3)2t(2−t3), et l’étude des signes:

- un point de tangence horizontale en M(0)=(0,0),
- un point de tangence verticale en M(321)=(22/3,2),
- un point de tangence horizontale en M(32)=(2,22/3) (le symétrique de M(321) à travers la diagonale),
- aucun point stationnaire.
Lorsque t→−1, t→−1∓limx(t)=±∞,t→−1∓limy(t)=∓∞ On peut alors regarder m=t→−1∓limx(t)y(t)=t→−1∓lim1+t33t2⋅3t1+t3=−1,
puis h=t→−1∓lim[y(t)−(−1)x(t)]=t→−1∓lim(1+t33t2+1+t33t)=t→−1∓lim1+t33t(t+1)=t→−1∓lim(t+1)(t2−t+1)3t(t+1)=3−3=−1. et donc y=−x−1 est une asymptote oblique lorsque t→−1∓.
On remarque que limt→±∞x(t)=limt→±∞y(t)=0.
Tracé:

- γ le cercle de rayon 1 centré à l’origine,
- A =(2,0),
- T ∈γ (un point qui va bouger)
- d la tangente à γ en T,
- p la droite perpendiculaire à d passant par A,
- M le point d’intersection de p avec d.
Les dérivées sont x˙(t)y˙(t)=−sin(t)(1−4cos(t)),=−4cos2(t)+cos(t)+2, et on a
- x˙(t)=0 si et seulement si sin(t)=0 ou cos(t)=41, ce qui implique t=0, t=±π, ou t=±s2, oùs2:=arccos(41)≈75.6∘
- y˙(t)=0 si et seulement si cos(t)=81±33 ce qui implique t=s1 ou s3, oùs1s3:=arccos(81−33)≈32∘,:=arccos(81+33)≈126.3∘


Polycopié rédigé par Sacha Friedli, Anastasia Khukhro, Ghid Maatouk. Sauf indication contraire, le contenu de ce document est soumis à une licence Creative Commons internationale, Attribution - Utilisation non commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0).
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