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3.6 Le cas inversible

Voyons encore un exemple d’une application linéaire pour laquelle l’ensemble des antécédents contient exactement un antécédent.

Exemple 3.30.
Considérons l’application associée, en base canonique, à la matrice Si on fixe un , une solution de l’équation doit satisfaire Après , Ainsi, l’ensemble des antécédents d’un quelconque contient exactement un élément: Cet ensemble est bien de la forme “”, sauf que puisque , le noyau a dimension , c’est-à-dire qu’il ne contient que , donc “” n’a aucun effet, et le est l’unique antécédent de .

Ce dernier exemple est un cas d’application inversible.

Définition 3.31.
Soit , de matrice en base canonique. Si , est dite inversible, et on note l’application linéaire , définie en base canonique par On appelle l’inverse (ou la réciproque) de .

L’application inverse permet donc d’associer à son unique antécédent:

Remarquons aussi que l’existence de signifie que et donc:

Remarque 3.32.
Lorsque possède une réciproque, on a que
Exemple 3.33.
Dans l’exemple du dessus, on avait , donc est inversible et son inverse est donnée par Si , alors qui donne bien ce que nous avons trouvé:
Exemple 3.34.
Considérons l’application linéaire associée, en base canonique, à la matrice Ainsi, , donc n’est pas inversible. Par exemple, n’a aucun antécédent, et en a une infinité.

Polycopié rédigé par Mathieu Huruguen, Sacha Friedli. Sauf indication contraire, le contenu de ce document est soumis à une licence Creative Commons internationale, Attribution - Utilisation non commerciale - Partage dans les mêmes conditions 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0).

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