En effet, si
P est de degré impair, alors par le théorème fondamental de l’algèbre l’ensemble de ses racines,
R:={z∈C:P(z)=0}, contient un nombre impair d’éléments (même si certaines racines sont confondues). Par la proposition ci-dessus, si
z∈R est une racine telle que
Im(z)=0, alors
R contient aussi
z=z. On peut donc retirer de
R toutes les paires de racines distinctes conjuguées de ce type.
Puisque
R contient au départ un nombre impair d’éléments, on conclut qu’après avoir retiré toutes ces paires, il doit rester au moins une racine dont la partie imaginaire est nulle; cette racine est donc réelle.
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