Analyse I / GM

EPFL Botafogo

11.3 Séries entières et représentation de fonctions

Revenons à notre problème initial, qui était de prendre la limite pour une fonction qui possède, pour tout , un .
Soit un intervalle ouvert, une fonction définie sur , et un point fixé.
On sait, depuis la formule de Taylor, que si est de classe sur , alors elle possède un en . Donc si on veut que possède des développements limités de tous les ordres, on peut imposer qu’elle soit infiniment dérivable sur .
Définition 11.2.
L’ensemble des fonctions infiniment dérivables sur est défini par
Exemple 11.7.
Les fonctions fondamentales, telles que polynômes, fonctions trigonométriques, exponentielles et logarithmes, sont toutes infiniment dérivables sur leur domaine de définition.
Donc si , elle possède un développement limité à tous les ordres en , dont les coefficients sont donnés par : Nous allons maintenant décrire les contraintes à imposer pour garantir que dans la limite , les parties principales permettent de reconstruire entièrement .
On l’a déjà dit, dans la limite, les parties principales donnent naissance à une série entière: Il sera donc essentiel de s’assurer que le qu’on considère appartient à l’intervalle de convergence de cette série.
Mais ça n’est pas encore suffisant: on voudra aussi que la limite des restes soit nulle, pour le qu’on considère:
Le procédé peut donc être résumé de la façon suivante:
  1. On calculera le rayon de convergence et l’intervalle de convergence de la série entière
    noté .
  2. On déterminera tous les pour lesquels ; on notera l’ensemble de ces .
Informel 11.2.Rappelons qu’à fixé, étant le reste du de autour de , Mais ici, ce que l’on fait est différent: on fixe un proche de , et on demande que
Si ces deux étapes peuvent être vérifiées rigoureusement, on aura montré que sur l’ensemble peut être représentée à l’aide de la série appelée série de Taylor (ou développement de Taylor). Lorsque , on l’appelle série de MacLaurin (ou développement de MacLaurin).
Définition 11.3.
Une fonction infiniment dérivable , définie au voisinage du point , possède un développement de Taylor (DT) en si elle peut être représentée par sa série de Taylor dans ce voisinage:
Si la fonction peut effectivement être représentée par sa série de Taylor, cela signifie qu’elle peut être entièrement reconstruite, dans un voisinage de , à l’aide de la connaissance de toutes ses dérivées en .
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