Fixons
x∈]a,b[, et montrons que
h→0+limhA(x+h)−A(x)=f(x). D’abord, puisque
a<x<x+h, la relation de Chasles entraîne
A(x+h)=A(x)+∫xx+hf(t)dt, qui permet d’écrire
hA(x+h)−A(x)=h1∫xx+hf(t)dt. Maintenant, le Théorème de la Moyenne, appliqué à l’intégrale du membre de droite de cette dernière égalité, garantit l’existence d’un
ch∈]x,x+h[ tel que
h1∫xx+hf(t)dt=f(ch). Or lorsque
h→0+, on a
ch→x+, et comme
f est continue en
x cela donne
h→0+limhA(x+h)−A(x)=h→0+limf(ch)=c→x+limf(c)=f(x). On procède de même avec la limite
h→0−, pour montrer que
h→0−limhA(x+h)−A(x)=f(x). Ceci montre donc que
A′(x) existe et vaut
f(x).
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